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jeudi 28 juillet 2016

La solidarité - exigence éthique ou une obligation civique ?

Être solidaire ou adopter la politique de l’autruche ? Plusieurs parmis nous, avons la tendance d’associer la solidarité avec le concept de charité, de justice, de fraternité, du devoir. Il s’ensuit que cette interprétation dérive de la sphère des relations sociales vers la sphère des relations morales. La solidarité devient peu à peu une vertu, une valeur non échangeable, à sens unique, pour combattre, par défaut,  les valeurs bureaucratiques, non-solidaires, nuisibles la plupart de temps. Puis, quant la séparation entre le public et l’organisation solidaire se fait, l’écart entre la collectivité et l’individu se creuse, sans cesse, et mine l’idéologie qui nous gouverne et sur qui se fondent nos idées de liberté et citoyenneté.
Le système des soins au Québec, dans le point de mire de tout le monde, fait l’objet d’une anxiété sociale permanente. Pour ceux qui tentent de le comparer avec celui des autres provinces l’anxiété devient exacerbée, non consolable. Que faire donc ? Faut-il chercher ou créer une recette universelle, une pommade miraculeuse qui réussira à « patcher » les trous faits par le coté bureautique, non-solidaire et semble-t-il nuisible dans le contexte ? Donc, dans une situation où la couleur prédominante est loin d’être rose, ceux qui nous gèrent ne ratent aucune occasion de tirer dans le pieds déjà faible et claudiquant du système de santé, ayant un simple et minable prétexte pécunier, façon sans fardeau de cacher leur pauvre compétence en gestion du « pognon ».
Faisant partie du système, travaillant pour soulager, traiter, accompagner les malades, j’ai la « chance » de me trouver sur « les barricades » dans une bataille que plusieurs d’entre nous se lassent et la considèrent déjà perdue. Voilà, la solidarité devient diluée, risque de se dissiper aux quatre vents et, en fin de ligne, perdants seront ceux qui on leur santé physique ou mentale, déjà affaiblies par d’autres facteurs sociaux, environnementaux, moraux ou autres, auxquels on y ajoutent, maintenant, le facteur de déprime générale de ceux qui devraient les aider.
Alors, quoi faire ? Simple : ne jamais cesser de se battre, pour la communauté, comme pour l’individu, pour préserver et même récupérer des acquis que nos ancêtres ont rêvés et se sont battus. Surtout ne pas lâcher ! Mais attention : il faudra bien ouvrir les yeux ! Parmi les  défendeurs de nos droits, il pourrait y avoir des déserteurs, des démagogues, qui nous hypnotisent avec une raffinée langue de bois, en promettant des choses bidon sans vraiment nous protéger, nous conseiller ou nous guider si des abus, des conflits ou des pépins croisent notre chemin professionnel. Notre syndicat, le SIIIAL, dont j’y fais partie, me semble vraiment un outil efficace et adéquat qui sait et qui saura nous offrir du mieux qu’il peut tout ce que nous avons besoin pour se sentir en sécurité et travailler dans des conditions décentes et honorables, malgré toute crise économique, tout changement des nos dirigeants ou autres intempéries prévues ou imprévues. Dans le contexte actuel, tout en tenant compte que le support moral, légal ou autre se fait sentir en tout temps, je vous recommande, conseil d’amis, de voter pour le SIIIAL quand le temps sera venu.
Dan Popescu 

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